28/02/2005Excuse-moiExcuse-moi d'avoir été si mal à l'aise
Excuse-moi d'avoir paniqué
Excuse-moi de t'avoir communiqué mon stress
Excuse-moi de ne pas avoir été plus expansif
Excuse-moi de t'avoir déballé mes angoisses
Excuse-moi de ne pas avoir pris plus sur moi
Excuse-moi de ne pas avoir su savourer ce moment
Excuse-moi de t'avoir paru orgueuilleux
Excuse-moi de ne pas t'avoir rendu ton attention et ta bienveillance 25/02/2005Début de notre histoire ...Et il le fit. Il m'envoya un mail. La tournure de la phrase employée me faisait rire, cela semblait tellement formelle :" Oui, je suis d'accord pour que nous nous revoyons. " Je lui indiquai une date et une heure.
Nous nous rejoignons. Nous sommes heureux de nous revoir. Je me moque de lui et de son mail. Entre nous commence alors à se tisser une complicité : nous avons le même sens de l'humour et la même capacité à rire de nous-même. Nous nous enlâssames encore. Une fois de plus les flics nous tournent autour, mais nous laissèrent tranquilles. Décidément, les flics ont contribué à nous faire passer à l'étape suivante : càd allez chez lui. En effet, la dernière fois que nous nous vîmes en extérieur, nous nous éloignâmes du lac et nous mîmes derrière un relais EDF, près d'une usine. Malgré notre bonne planque, des flics nous repérèrent une fois de plus. Mais cette fois, ils nous firent descendre et contrôlèrent nos papiers. Ils nous demandèrent ce que nous faisions et nous comme des cons, " ben on discutait. Y'a rien de mal ?" Et mon ex jette la capote sous la voiture ni vu ni connu. Bien sûr, ils se doutaient bien de ce que l'on faisait mais ils nous foutèrent la paix. Après cette expérience, j'acceptais d'aller chez mon ex. Je mourrais d'angoisse. Tout se formalisait. Tout allait vite alors que ceci a mis au moins trois mois avant de se produire. Je lui avait même donné mon numéro de portable avant l'épisode des flics !
Le soir où je me rendais chez lui, je lui précisai de tamiser la lumière. Je n'avais pas envie d'être agressé par trop de luminosité alors que j'étais déjà mort de peur. Le voir chez lui, dans son intimité, baiser au chaud, confortablement : c'était troublant. On a beaucoup parlé. Je m'étais assis à sa droite, sur un fauteuil et lui était assis sur son canapé. On a bu de l'alcool, tout ce qui trainait. Je découvre ses passions : peu. Je découvre sa façon de penser : il me déçoit. Je préfère écourter ce dialogue par le sexe, ce par quoi je l'avais découvert et apprécié. On a baisé sur son canapé, puis par terre à la lueur des bougies. 23/02/2005Le jour d'après ...Le lendemain, je ne pouvais m'arrêter de penser à lui. Je parlais de lui avec mes potes d'une room de chat aujourd'hui disparue (quand j'y pense c'est là que j'ai tout appris, où j'ai pu parler librement de mes histoires et poser des questions sur ce qui m'arrivait). Je leur racontais notre étreinte. Je leur disais qu'il m'avait énormément plu. Qu'avec lui ç'avait été " différent ". En quoi je n'en savais rien. Juste que j'avais senti chez lui un véritable désir de moi. Comment dire ça autrement que comme cela ?
Je retournais au lac quelque fois espérant le voir. En vain. J'abandonnais. Puis je me souvins que je l'avais rencontré un dimanche soir vers telle heure. Je tentais ce créneau puis un dimanche je tombais à nouveau sur lui, sans en être sûr. Je lui pose la question ? " On a déjà baisé ensemble nous, non " Il me dit :" On a pas baisé tu m'as sucé " Quel con. Que je sache il m'a sucé aussi !
Bref, rebelote. Cette fois dans sa voiture, devant tout le monde. Je m'en foutais. J'avais trop envie de lui pour voir si cela allait être la même chose : c'était encore mieux. Nous avons pu mieux nous enlacer que dehors et nous nous sommes encore dit aurevoir. J'ai encore pensé à lui pendant des semaines. Je ne pouvais pas imaginer qu'il s'intéresse à moi. Il était très charmant. Il avait une copine.
Pourtant, je le recroisai encore une fois, quelques semaines plus tard. Je rêvais. Il voulait encore de moi. Cette fois, je ne pus me retenir et je lui dit que j'étais en train de tomber amoureux. Moi. Moi qui croyais ne jamais pouvoir tomber amoureux d'un mec. Nous nous enlassâmes dans sa voiture. Nous fûmes dérangés par les flics qui nous tournèrent autour mais qui nous laissèrent tranquilles. Nous nous arretâmes en pleine action pour parler. Je lui dit que j'aimerais vraiment qu'on se revoit. Je lui demande si c'était un hasard qu'on se revoit ? J'avais cherché à le retrouver, il me dit que lui aussi. Dès le premier soir, je lui avais plu. Il m'avoue que lorsque je lui avais demandé s'il avait des capotes la première fois, et que j'étais parti, il s'était dit :" merde celui-là il me plaisait bien ... ".
Il m'avoue aussi qu'il n'a pas de copine. Je rêve encore. Je lui dit qu'on ferait mieux de ne pas parler, de ne rien se dire car on va se décevoir. Il me dit qu'il veut bien me revoir. Je lui laisse mon mail, s'il veut entrer en contact, il le peut. 21/02/2005C'est là que tout a commencé ...Voici enfin le moment que je redoutais depuis que je me suis lancé dans cette aventure rédactionnelle ... je pense qu'aujourd'hui plus que jamais je suis prêt à coucher cette histoire sur le net, je suis ébranlé, je doute, j'ai besoin de faire table rase de cette histoire, de m'en vider pour pouvoir passer à mon prochain amour.
Il y a déjà 1 an et quelque mois, en octobre 2003 très exactement, je me rendais un dimanche soir au lac. A cette époque, j'y allais excité comme un prisonnier relaché après 10 ans d'emprisonnement, càd je baisais avec le premier venu, vite et sans vergogne. Je repérais une voiture dans la pénombre d'un bâtiment. Je me gare près d'elle et descend de ma voiture. Je m'approche. Le mec baisse la vitre. Il a l'air pas mal. Je lui demande ce qu'il cherche "un mec", réponse banale. Je lui demande s'il a des capotes car à cette époque j'expérimentais pas mal de chose et j'avais bien envie de me faire prendre. Il me dit que non. Je lui dis : "Dommage, laisse tomber". Je m'éloigne. Je redémarre et je vais plus loin. Après plusieurs tours, toujours rien en vue. Je reviens vers le bâtiment en question. La voiture a pas bougé. Je retourne voir le mec. Je discute avec lui, il me dit : "Ben attends tu me demandes si j'ai des capotes, non mais on peut faire autrechose " sur un ton mi-bourru mi-ironique "Ok, suis moi". On change de lieu. On va derrière une entreprise isolée. On se retrouve dehors, derrière un arbre. On commence à se déshabiller. On s'embrasse. Je le suce, très jolie queue. Il me suce. On s'étreint. On s'embrasse à n'en plus finir. On jouit. Je ne sais plus ce qu'on se dit. Je lui demande sûrement s'il a une copine, il me dit oui. Je suis déçu, il m'a plu. Au revoir.
A peine suis-je rentré chez moi que pour la première fois de ma vie je ne me sens pas sale. Je ne me répugne pas. Je n'ai même pas envie de me laver. Il y a quelque chose qui s'est passé avec ce mec et je ne vais pas tarder à la comprendre.
A suivre. 19/02/2005La débacle ...Hier je suis encore et toujours allé au lac.
Rien. Aucune envie. Aucun mec plaisant. Ce serait impossible de décrire le portrait type du mec qui va au lac. Il y a vraiment de tout. Et bien sûr du n'importe quoi.
Cela va du père de famille dans sa voiture familiale pour peu qu'il ait collé sur la lunette arrière "bébé à bord", du vieux lubrique digne en plein troisième âge, du parfait petit pédé bien sapé un peu follasse, au mec lambda plutôt jeune un peu désoeuvré qui se demande ce qu'il fout là mais qui souffre surement d'un peu d'introversion et qui n'est pas prêt à foutre les pieds dans une boîte gay.
Et bien c'est ce dernier type de mec que je cherche car il me ressemble, je ne veux pas dire que je suis à MA recherche, je ne suis pas en train de reproduire le mythe de Narcisse, mais je suis plutôt à la recherche de mon alter ego.
Je ne veux plus baiser avec n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment. 13/02/2005Mr XEnviron trois semaines que j'ai eu ce rendez-vous avec ce mec et je ne cesse d'y penser ...
Du plus loin que je me souvienne de mes premiers "amours" homosexuels, j'ai fréquemment eu des petits faibles pour des mecs. Il me semble, à y réfléchir, que cela a commencé au lycée.
Je tombais "amoureux" d'un mec qui avait attiré mon attention ou bien que je croisais souvent mais rarement quelqu'un que je connaissais personnellement. Oui je mets le terme "amour" ou "amoureux" entre guillemets car il s'agissait en fait plus d'un désir sexuel que réellement sentimental et platonique comme je l'ai connu récemment.
Ainsi, au lycée, je désirais tel ou tel mec, souvent pas le plus beau, mais juste celui qui s'approchait de mon idéal masculin. Souvent viril, un peu barbu, bien foutu, jamais il n'était une folle efféminée.
Ces "amours" éphémères n'ont pas cessé depuis. Aujourd'hui, ils ont une toute autre dimension puisque à ces désirs charnels s'ajoutent des désirs relationels, sentimentaux. De ce fait, car plus douloureux, je m'interdis ces fantasmes et d'autant plus quand je sais que ces personnes sont hétérosexuelles voire des amis d'amis.
Cependant, ce mr X, je ne le connais pas dans son intimité. Je sais que je le reverrai et je le pense gay. Je peux me tromper, ça serait pas la première fois. Je peux donc librement le désirer sans qu'il le sache. Le problème c'est que je risque d'être fort mal à l'aise lorsque je travaillerai avec lui si depuis deux mois je fantasme sur lui. Je sais cet amour impossible, le plus raisonnable serait donc d'y renoncer de suite. Pourtant, une question demeure dans mon esprit : "Et si ... ?" Le couple gayUne des raisons pour lesquelles j'avance à reculons dans ma vie sentimentale, est que l'idée de vivre, dans le sens "partager mon quotidien", avec un mec m'effraie.
J'ai peur que le couple gay ne se résume finalement qu'à un échange de bon procédés. Nombreux sont les couples gay à "aller voir ailleurs". La notion de "couple libre" ne me satisfait pas du tout. Si je veux un mec, c'est pour qu'il ne soit qu'à moi, et qu'il n'aime que moi. Certes, beaucoup vous sortent le couplet : "J'aime mon mec, mais j'ai besoin de nouvelles expériences sexuelles, bla bla bla ...".
Je relêve ce paradoxe : je veux un mec "exclusif" mais je crains de vivre avec.
Comment dans ma situation, volonté de cacher mes relations, puis-je envisager ce couple ? Vivons heureux vivons cachés ? Je pense que l'on peut être heureux ensemble, sans pour autant crier à tout le monde qu'on est ensemble, que je suis bi, se marier.
Lorsque j'ai eu ma première expérience de couple avec un mec, j'ai avisé au jour le jour. J'avais décidé de ne plus me poser de questions ou du moins de ne pas me projeter à long terme. Echec. Je n'ai cessé de ralentir la relation. Je ne voulais pas la vivre au grand jour. Nous n'étions pas ensemble, nous étions des amants, fautifs, se cachant. Cela n'était pas une relation.
Bien sûr il est facile de dire que je retienne de cette histoire toutes mes erreurs et de ne pas les reproduire mais je sais que je ne changerais pas d'opinion : je ne veux pas vivre de relation avec un mec, comme je pourrais en vivre une avec une meuf.
Qui pourra accepter de me suivre dans ce type de relation ? Je me pose la question tous les jours et j'espère trouver une réponse. Une chose est sûre : avant de renoncer définitivement à cette idée, je désire ardemment essayer à nouveau de vivre avec un mec. 11/02/2005Encore une fois ...Hier soir, je suis allé au lac.
Que dire sinon qu'une fois de plus je suis extrêmement déçu des rencontres que j'y ai faites. Un seul mec a suscité mon intérêt, très mignon, un peu barbu, mais sûrement trop pressé pour s'arrêter 5mn et prendre le temps d'observer sa proie.
Je me suis donc rabattu sur un mec d'environ 35 ans. Pas moche. Pas beau. On a commencé à se déshabiller. Il m'a sucé. Puis s'est barré pour je ne sais quelle raison ... je ne devais sûrement pas être à son goût. Cela tombe bien, il n'était pas du mien.
Deuxième essai. Un mec à peu près de mon âge. Je le vois mal. On commence un peu à parler. Il est très gentil, souriant. Il commence à m'enlever mon fut'. Je bande. Il me suce. Trop. Je m'emmerde et j'ai pas envie de jouir. Aucun plaisir. Je commence à le branler. Il a une jolie queue. Je le suce, le carresse. Il est osseux, trop maigre. Masculin mais vraissemblablement une folle. Il me suce à nouveau. Je m'emmerde encore, ça dure trop longtemps. Je ne prends aucun plaisir pourtant il suce bien. Je me motive, imagine que c'est bon et je me force à jouir.
Je ne prends pas le temps de l'attendre. Je me rhabille, lui dit que je suis désolé pour lui et le salue.
09/02/2005LutteMa vie quotidienne se résume en dehors du taff à chercher une solution à mon manque affectif ... oui, mon manque sexuel, je le gère. Une baise rapide suffit à le calmer pour quelques jours.
Pour ce qui est de l'affection, c'est plus dur. Très, très, très rarement j'ai ressenti chez un de mes partenaires sexuels un tant soit peu de considération, de tendresse, de ce besoin de chaleur humaine.
Je sais bien que les lieux de baise ne sont pas l'endroit propice à ce genre de choses mais ça m'est arrivé quelques fois comme je viens de le dire et surtout une certaine fois. Donc, je ne peux m'empêcher de continuer de croire que cela est à nouveau possible.
Bien souvent lorsqu'un mec me plait, entre une caresse, une lèche j'essaie de l'embrasser, mais bien souvent c'est un baiser pornographique, purement anatomique, pris dans l'élan sexuel et en rien érotique.
Lorsque j'ai baisé pour la première fois avec mon ex, je crois que, à peine je me rhabillais, j'avais déjà compris que je venais de faire l'amour pour la première fois de ma vie avec un mec. J'aimais ça de suite et voulais absolument connaître à nouveau ce plaisir si troublant, ce plaisir qui venait d'ébranler toutes mes certitudes "non je suis pas pd, je ne fais que BAISER avec les mecs". Oui, en plus de cela, pour la première fois de ma vie, je tombais amoureux d'un mec.
Depuis cette expérience, je suis constament à la recherche de cette sensation. 08/02/2005Accepter enfin ...La coutume veut qu'on prenne de bonnes résolutions pour la nouvelle année. J'en ai pris.
Tout d'abord au niveau de ma vie personnelle, professionnelle, (...) mais également au niveau de ma vie sentimentale. Me les rappeler ici m'évitera de les oublier ...
Tout d'abord, je me suis donné quelques mois pour trouver un nouveau chéri. Certes, peut-être pas l'amour de ma vie pour le premier essai, mais au moins un mec avec qui je m'entende bien sur tous les plans. Sans prise de tête, un mec complice, ami/amant.
Pour cela, je dois enfin accepter de rencontrer un mec du net. Ce que je n'ai jamais fait. Donc mon premier engagement était d'enfin donner ma pic à un mec du net. Et cela, je peux dire que je m'y suis tenu et que j'ai respecté mes engagements.
Mais pour quel résultat ? Bon certes, pour une première, je n'ai pas fait fuire le mec avec qui je chatais, ce qui est bien. Mais au final, bien que je devais rencontrer ce mec-là et que tout semblait bien parti, l'histoire a merdé. Je ne sais pour quelle raison il s'est mis à douter et moi de même. Mais à douter de quoi ? De tout. De ses intentions. Des miennes. De lui. De moi.
07/02/2005Ah bon ...Un principe que je n'avais pas compris ... je ne savais pas que les articles étaient mis à la disposition de chacun ... affichés aux yeux de tous dès lors qu'on les publiait. Je pensais qu'il fallait cliquer sur mon portrait pour y avoir accès.
Tant pis. Que chacun sache ce que j'ai à dire et que celui que ça n'intéresse pas ne me lise pas.
J'ai envie d'écrire. Pas d'être lu. Après 5 mn d'hésitation, je suis résolument décidé à continuer ce pari. C'est un défit que je me suis lancé. Déjà, il porte ses fruits. Je me comprends mieux.
Je pense que la voie de la compréhension de ses propres agissements passe par la verbalisation de ceux-ci. Mettre des mots sur ce qu'on ne comprend pas. Exprimer ses douleurs, ses peines, ses joies, c'est mieux les appréhender. A long terme, c'est ne plus en avoir peur. ArfffffBon on est demain ... minuit passé on peut se considérer demain.
J'ai besoin d'écrire ... cette émotion qui me traverse telle un filet d'eau glacée, le long de mes poumons, mon coeur, mon estomac, mes tripes ... depuis que j'ai vu ce mec ...
Je l'ai rencontré lors d'un rdv professionnel pr mon taff ... je me suis dis : il est gay. Le truc c'est que j'ai pas été livré avec le radar qui permet de détecter les gays ... et avec le pot que j'ai, il est hétéro.
Je n'ai pas cessé de le dévorer des yeux. Observant chaque partie de son visage, parfait. Ses mains, vraissemblablement douces ...
Vraiment mon genre de mec. Une bouche pulpeuse, des lèvres charnues que j'ai envie d'embrasser éternellement ... un torse velu sur lequel j'aimerais poser ma joue et écouter le coeur qui bat à l'intérieur. M'endormir, bercé par son souffle ...
Je sais que je le reverrai bientôt, je dois bosser avec lui ... mais comment attirer son attention ... je voudrais crier que je suis fou de lui mais je sais que jamais je n'oserais ... même si j'étais certain qu'il est gay.
Ah Aznavour ! Ma bouche n'osera jamais, lui avouer mon doux secret, mon tendre drame ... car l'objet de tous mes tourments passe le plus clair de son temps au lit des femmes ...
06/02/2005BredouilleEh oui cette fois nous sommes bien dimanche et dimanche rime avec le lac ...
Comme le titre l'indique, chose plutôt rare : je rentre bredouille. Que des vieux ou des mecs qui me plaisaient pas. Voilà que je deviens difficile ...
Un petit coup de spleen dans ma bagnole. L'éternelle question : mais qu'est-ce que je fouts là ? Allez, je rentre.
A demain. Tiens un journal ? ... Pouquoi pas ...Bon voilà ...
Je me lance ...
J'ai toujours voulu tenir un journal ... mais à chaque fois que j'ai entrepris d'écrire et de décrire ma vie ... un constat assez dramatique quoi que plutôt logique se dressait progressivement devant mes yeux à la lecture de ces quelques lignes : ma vie est chiante.
Je m'emmerde déjà à la vivre, alors l'écrire voire la relire : quel supplice !
Enfin bon. Jouons le jeu ...
En espérant que ces quelques lignes ne soient jamais lues par un de mes proches car je vais jouer également le jeu de la transparence. Je décrirai ma vie sentimentale et/ou sexuelle (si l'on peut appeler ça une vie, je dirais plutôt ma mort sentimentale/sexuelle ... du moins mort psychologique, car à chaque fois que j'offre mon corps à un inconnu, c'est un peu de ma santé mentale qui se meurt) sans tabou, sans détour et sans omettre le moindre détail.
Je ne parlerai donc pas de ma vie quotidienne car après tout, ne fait-on pas autre chose de ses journées, seulement, pour éviter de penser sans cesse à baiser ? J'ai l'impression que quoique je fasse, tout est régi par mes pulsions sexuelles. Laissons Freud là où il est. Il a assez fait de mal comme ça.
Aujourd'hui par exemple, j'ai attendu toute la journée que le soleil se couche pour aller au lac. Je changeais les habitudes et avançais mon rendez-vous dominical, où personne ne m'attend d'ailleurs. Ouais, j'ai choisi le dimanche comme jour du lac car il y vient ce jour-là une population différente de celle du reste de la semaine. Et c'est aussi le dimanche que j'y retrouvais mon premier mec, il y a déjà un an de cela. Un jour, il faudra que j'écrive cette histoire incroyable pour ne pas l'oublier. Plus le temps passe et plus il me semble que je laisse derrière moi un peu des détails de cette histoire. Parenthèse close. Donc ce samedi, je m'étais réjoui toute la journée à l'idée que ce soir j'allais peut-être tomber sur un mec un tant soit peu attentionné ... comme une pucelle pré-pubère partant en boîte le samedi soir. Comble de l'ironie ... ma conscience m'a dit que ce soir vallait mieux que je reste chez moi. Je l'ai écouté. Ce qui n'est pas toujours le cas.
On verra ce qu'elle me dira demain.
Bonne nuit.  |
| Ma sélection CD du moment :
|