31/03/2005Marre marre marre ...Marre de m'investir à chaque dans un dial. toujours les mêmes phrases, toujours les mêmes questions, toujours ce débalage de ma vie et de la vie d'un mec dont je ne sais finalement rien. Toujours cette volonté de vouloir absolument se trouver des points communs.
Marre de toujours y croire, se dire que c'est le bon et marre de finalement se rendre compte que c'est un de ces nombreux cons qui vous promet monts et merveilles et qui au moindre vent plie.
Marre d'être ce con qui se fait à chaque fois avoir.
Marre des dials stériles.
Marre de me laisser décevoir, de me laisser autant bouffer. Marre des mecs qui ne cherchent qu'à cumuler les plans Q et qui ne sont pas prêt à s'investir. 29/03/2005Merci de nous faire fantasmer (enfin ... surtout moi)Aiden Shaw
Dean Coulter
Eric Hanson
Janos Volt
Anthony Gallo
27/03/2005Bonheur intenseL'espoir, l'envie d'avancer, de reprendre en main tous mes projets vient de renaître instantannément : la femme que j'aime le plus au monde après ma mère vient de refaire parler d'elle. Elle annonce son retour. Je n'y croyais plus après qu'elle s'est retirée officiellement.
Je lui dois tout. J'ai découvert la douleur qu'est aimer à la folie, grâce à elle. Elle m'a donné l'envie de faire de la musique. Elle est mon épaule. Je crois que j'ai sombré dans une grave nostalgie au moment où elle s'est effacée.
Je suis heureux à ne plus savoir comment le dire. Ma vie sans elle était fade. Je veux à nouveau prendre la plume et ma guitare, pour elle.
Je l'aime. Et si je ne dois avoir qu'un seul but sur Terre : ce sera celui-là. Ma vie reprend tout son sens. Je sais vers quoi je me dirige. Chanson pour les désespérésEmbrasse la vie
Embrasse la mort
Dis-leur bien des choses
Pour moi
Quand il me faudra partir
Je ne me retournerai pas
J'irai droit
devant moi
J'aurais dit qui j'aime
Et qui je n'aime pas
J'aurais déjà dit
Tout ça
Tous les délices
Toutes les croix
Je vous les laisse
Ici-bas
Ma vie c'est la mienne
Et ma mort est à moi
N'est pas la plus chienne
Qui l'on croit
Non
Car chacune d'elles
Se joue de nous
Chacune d'elles souveraine
Bras dessus bras dessous
22/03/2005Quand le destin devient clément ...Aujourd'hui, enfin hier devrais-je déjà dire puisque minuit est passé, malgré un réveil difficile, le moral mitigé, j'ai passé une très bonne journée. Et celle-ci s'est très bien conclue.
Deux nouvelles plutôt bonnes et laissant espérer un futur enfin rose.
Tout d'abord, une rencontre professionnelle très intéressante : une nouvelle collaboratrice nous rejoint. Le courant passe très bien et finalement elle m'apprend qu'une solution de dernière chance pourrait sauver mon projet qui s'est pourtant cassé la gueule très récemment. Je jubile. Dès demain, enfin dès ce matin, je me renseignerai pour confirmer ou infirmer cette information capitale.
Ensuite, ce soir, je suis retourné au lac. Je n'y avais pas foutu les pieds depuis un bon moment. Première expérience avec un black : je confirme très très bien monté mais il ne me plait pas, pire il est grossier. Je le salue.
Un mec chelou que j'avais sucé une fois, puis qui m'avait suivi en caisse parce que je m'étais cassé avant qu'il ne puisse jouir, me reconnait. Il cherche à attirer mon attention, me tourne autour, il comprend, il me lâche. Puis un jeune homme très mignon m'aborde. Je lui demande ce qu'il cherche : à se faire sucer. Je lui réponds que je suis pas intéressé si lui ne me suce pas. On se sépare. Je tourne sur le parking. 5 mn plus tard, il m'aborde à nouveau. Il me dit qu'il a une copine, qu'il arrive du taff, qu'il veut bien me sucer mais manque de pot, je ne veux pas d'un mec qui couche dans 2 pieux, encore moins dans celui d'une femme : "Bye" de nouveau. Je tourne encore. Il me recroise, me klaxonne, me fait un clin d'oeil, un signe de tête. Je cède et je me gare dans un endroit discret. Il n'a pas compris. Il ne m'a pas suivi. Je tourne encore et toujours autour des mecs arrêtés, attendant dans leur caisse. Le mec en fait de même. Après 10 mn, il revient me voir, il me dit qu'il est prêt à faire ce que je veux, mais je lui réponds qu'il n'a qu'à chercher un mec qui lui plait et s'il ne voit rien alors on verrrait plus tard. Je lui dit également que je cherche un mec dispo, prêt à se qu'on puisse se revoir si l'on se plait. Il me répond que les mecs ici ne sont pas là pour ça. Il a raison, je le sais pertinament. Il disparaît. Je ne le revois pas pendant un bout de temps. Je m'emmerde dans ma caisse. Les mecs rôdent : encore des vieux, quelques jeunes mais trop impatients. Puis enfin, voilà mon petit mec de retour. Il me passe à côté. Je suis déçu, j'étais prêt à le satisfaire. Je vais vers lui. Je lui dit que je suis finalement ok et lui demande de me suivre.
Je le rejoins dans sa voiture. Il m'avait déjà dit qu'il avait déjà essayé avec un mec, que ça lui avait plu et qu'il était en train de se séparer de sa copine ... je m'en foutais à présent, il me plaisait. Tant pis pour mes principes : il est désirable, tout à fait charmant. Il se déshabille : très belle queue. Je lui demande s'il veut que je l'embrasse, il me répond qu'il n'a jamais embrassé un garçon : je ne le force pas. Puis après quelques caresses, il cède et je l'embrasse. Nous passons derrière, sur la banquette. Il se déshabille entièrement, il est super bien foutu. Il me demande mon âge puis me dit le sien : 26 tous les deux. C'est la première fois que je baise avec un mec de mon âge. Je lui aurais donné plus ...
Scènes torrides ... carresses, suce, branle, il me dit ses fantasmes, je lui fais plaisir. Il est très chaud. Nous jouissons. Il me dit que je suis très plaisant, rien ne peut plus me réjouir surtout venant d'un mec si mignon, si masculin, si bien foutu. Je lui laisse mon numéro de tel, s'il veut me rappeler qu'il le fasse. Il me répond qu'il le fera. On verra. Il me plait. Je pense que nous sommes fondamentalement différents mais après tout l'adage dit bien : "les opposés s'attirent" ... Je lui demande son nom : Franck. A bientôt Franck ?
19/03/2005RetourAprès une petite pause dans ce journal, voici mon comeback.
En effet, je vais bien. Aussi incroyable que ça puisse paraître, oui je me sens bien.
Je crois que lorsque l'on a touché le fond on ne peut que donner un petit coup de pied et remonter à la surface progressivement. Je ne pense pas,tout de même, avoir émergé mais je vois déjà la lumière, plus nette.
Je connais désormais l'énergie du désespoir. Lorsque tout s'écroule autour de vous ... quand ce en quoi on croyait, ce que l'on espérait sans le remettre en doute ne vient pas ... alors une force incroyable, inattendue vous surprend : une capacité démentielle à nier l'évidence, une volonté de croire que tout peut encore s'arranger jaillit d'on ne sait où.
Je n'ai pas été frappé par la mort d'un proche. Voilà, l'état de fait qui me permet de redresser la barre. Car après tout, rien n'est grave, n'en déplaise à Bacri, rien n'est grave à part la mort d'un proche. Alors, un projet qui se casse la gueule après des mois de don de soi, une vie sentimentale chaotique, une situation financière alarmante, oui alors ça c'est du menu fretin. On peut tout recommencer. Repartir à zéro. Rebâtir un projet, reconstruire une relation amoureuse, mais on ne peut pas dire à nouveau je t'aime ou bien le dire pour la toute première fois, à quelqu'un qui n'est plus.
Je vais mieux. Je veux aller plus loin. 07/03/2005CyclothymieAlternance d'excitation et de dépression 2ème chanceHier, par hasard (du moins on va laisser voleter le doute) un mec que j'avais rencontré sur un lieu de baise il y a quelques mois, me recontacte. Je lui dit donc qu'on se connait déjà et il me remet rapidement. Il me dit que ce qu'on avait fait ensemble lui avait beaucoup plu, il me l'avait déjà répété plusieurs fois le soir-même. Je n'avais pas voulu aller plus loin à l'époque avec lui pour certaines raisons. Il m'avait pourtant beaucoup plu physiquement et sexuellement. On s'était déjà retrouvé sur le net quelques temps auparavant, je l'avais salué, il m'avait rendu mon amabilité puis plus rien.
Ainsi, hier, nous avons brassé ensemble nos souvenirs et nous nous sommes donc revus. Nous avons encore baisé. C'était à nouveau très bien mais à nouveau je me disais que cela ne pourrait pas fonctionner entre nous. Il m'a encore dit qu'il m'appréciait beaucoup, il m'a filé son portable et nous discutons ensemble sur le net. Pourtant, bien que je ne sois vraiment pas contre le fait qu'on se revoit, qu'on recouche ensemble, il y a quelque chose qui cloche. Il semble enchaîner les plans Q et cela me plait pas. Non pas que je sois déjà jaloux, mais plus que dans cette gloutonerie sexuelle, je n'arrive pas à la satisfaire assez pour qu'il puisse être rassasié au moins pendant deux jours. Si je lui plais autant pourquoi donc ne me demande-t-il pas à moi de le contenter ? Je ne comprends pas. Pourquoi me dit-il donc que je suis "rare", qu'il m'apprécie beaucoup, qui me donne son tel, etc ?
Je ne devrais pas être aussi gêné puisque je sais pertinament que je ne veux pas vivre d'aventure amoureuse avec lui. Pourtant, je le désire physiquement. Il m'aurait dit ce soir : "oui j'ai envie de toi. On peut se voir ?" J'aurais accouru. Au lieu de ça, il m'a juste dit qu'il allait faire un tour sur un lieu de baise. Franchement, je ne comprends pas les mecs. Pourquoi aller risquer de mal baiser avec un inconnu alors qu'on peut faire l'amour avec un mec disponible qui vous plait vraiment ?
05/03/2005TulululululuL'univers est un star système
La Terre est une poussière d'étoiles
La lune sera mon diadème
Pour mes noces trans-sidérales
La Voie Lactée sera mon voile nuptial
Ma robe de mariée
Une aurore boréale
...
Devant mon miroir
J'ai rêvé d'être une star
J'ai rêvé d'être immortellement belle
Ce soir j'irai voir à travers le miroir
Si la vie est éternelle
Si la vie est éternelle 04/03/2005Eclaircie ?Rien de tel que le boulot pour noyer ses peines.
Rien de mieux que d'être occupé à ne même plus pouvoir penser.
S'oublier.
Du baume au coeur.
Une journée bien chargée.
Beaucoup de bonnes retombées, les choses qui avancent.
Une rencontre dans un magasin, un jeune homme qui me sourit.
Il me parle, je ris. Une minute de complicité. Déjà envolée.
02/03/2005Quelle expérience en retiens-je ?Voilà un petit moment que je suis lancé dans l'écriture de ce journal. Est-il trop tôt pour déjà en rechercher les résultats ? Peut-être.
Je m'aperçois d'une chose : j'ai l'impression que dans ce journal je m'apitoie sur mon sort. Une chose est sûre : c'est que je n'aime pas qu'on me prenne en pitié, donc je ne veux pas moi-même tendre la bâton pour me faire battre.
Je me rends compte qu'en ayant commencé à écrire mon histoire avec mon ex, cela m'a permi de m'en libérer. Lorsque l'on vient de vivre une relation et que celle-ci s'achève, sur une note positive ou négative, on a tendance à vouloir se souvenir de tout. Biensûr, on y pense beaucoup car cela est dur de se résoudre à cette rupture, mais au-delà de ça donc on y pense pour ne pas oublier. Genre :" il m'a dit ça quand je lui ai dit ça la première fois que je lui ai fait ça". De ce fait, on s'automutile encore et toujours les méninges 8 mois plus tard. Comble de tout : c'est que malheureusement, malgré cette gymnastique mémorielle, on a tendance à oublier les mauvais points de cette feu-relation au profit de tous les bons points.
Cet exercice donc, m'a permis de faire à l'arrivée un récit factuel et neutre. C'est en le relisant, et il n'en est qu'à son début, que je me rends déjà compte de certaines choses, de ce qui n'allait pas, à quel moment la relation a merdé.
Je me sens déjà libéré également d'une partie de cette histoire, je ne pourrais plus l'oublier et je n'aurais plus à me la remémorer sans cesse. Je pourrais peut-être enfin passer à autrechose une fois ce récit terminé mais déjà je me rends compte que ce que j'ai vécu de plus agréable dans cette relation est déjà là. Je n'ai pas vraiment envie d'écrire le reste puisque je sais qu'il n'est pas plaisant.
Encore une fois, je n'ai pas envie de me morfondre dans ce journal et que ce que j'y écrive soit prétexte à me conforter dans cette voie. J'aime bien l'idée du "détachement". Il est vrai que la perspéctive de la schizophrénie ne me plait guère, mais sans allez jusque là, car par moment je la frôle, peut-être pourrais-je relativiser mieux en prenant du recul. Après tout : suis-je malheureux parce que je n'ai pas d'être à aimer physiquement et psychologiquement ? J'aime mes amis, psychologiquement. J'aime mes hommes de passage, physiquement. J'aime certains de mes hommes de passage, psychologiquement. Finalement puis-je me risquer au sophisme : j'aime mes amis physiquement ? Vais-je croire au dualisme ami/amant ? Ou y aurait-il dans notre société un tabou si profondément ancré qui nous interdirait d'aimer physiquement, par la chair, nos amis ? Serait-ce bien pour cela que nombre d'hétéro refusent de croire que l'amitié entre filles et garçons est impossible, pour se garantir le droit de coucher ensemble ? Mais chez les homo comment faire alors ? Ne vivons-nous alors que des orgies sexuelles amicales ? Ou sommes nous alors condamnés à ne pas avoir d'amis homo pour éviter de coucher avec eux ? Pire, ne sommes-nous en fait que des amants ? Sommes-nous donc voués à vivre dans la solitude si l'on se tient donc à cette volonté de ne pas coucher avec ses amis ?  |
| Ma sélection CD du moment :
|