Tiens un journal ? ... Pouquoi pas ...
Bon voilà ...
Je me lance ...
J'ai toujours voulu tenir un journal ... mais à chaque fois que j'ai entrepris d'écrire et de décrire ma vie ... un constat assez dramatique quoi que plutôt logique se dressait progressivement devant mes yeux à la lecture de ces quelques lignes : ma vie est chiante.
Je m'emmerde déjà à la vivre, alors l'écrire voire la relire : quel supplice !
Enfin bon. Jouons le jeu ...
En espérant que ces quelques lignes ne soient jamais lues par un de mes proches car je vais jouer également le jeu de la transparence. Je décrirai ma vie sentimentale et/ou sexuelle (si l'on peut appeler ça une vie, je dirais plutôt ma mort sentimentale/sexuelle ... du moins mort psychologique, car à chaque fois que j'offre mon corps à un inconnu, c'est un peu de ma santé mentale qui se meurt) sans tabou, sans détour et sans omettre le moindre détail.
Je ne parlerai donc pas de ma vie quotidienne car après tout, ne fait-on pas autre chose de ses journées, seulement, pour éviter de penser sans cesse à baiser ? J'ai l'impression que quoique je fasse, tout est régi par mes pulsions sexuelles. Laissons Freud là où il est. Il a assez fait de mal comme ça.
Aujourd'hui par exemple, j'ai attendu toute la journée que le soleil se couche pour aller au lac. Je changeais les habitudes et avançais mon rendez-vous dominical, où personne ne m'attend d'ailleurs. Ouais, j'ai choisi le dimanche comme jour du lac car il y vient ce jour-là une population différente de celle du reste de la semaine. Et c'est aussi le dimanche que j'y retrouvais mon premier mec, il y a déjà un an de cela. Un jour, il faudra que j'écrive cette histoire incroyable pour ne pas l'oublier. Plus le temps passe et plus il me semble que je laisse derrière moi un peu des détails de cette histoire. Parenthèse close. Donc ce samedi, je m'étais réjoui toute la journée à l'idée que ce soir j'allais peut-être tomber sur un mec un tant soit peu attentionné ... comme une pucelle pré-pubère partant en boîte le samedi soir. Comble de l'ironie ... ma conscience m'a dit que ce soir vallait mieux que je reste chez moi. Je l'ai écouté. Ce qui n'est pas toujours le cas.
On verra ce qu'elle me dira demain.
Bonne nuit.
07/02/05 - 00:55
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