Début de notre histoire ...
Et il le fit. Il m'envoya un mail. La tournure de la phrase employée me faisait rire, cela semblait tellement formelle :" Oui, je suis d'accord pour que nous nous revoyons. " Je lui indiquai une date et une heure.
Nous nous rejoignons. Nous sommes heureux de nous revoir. Je me moque de lui et de son mail. Entre nous commence alors à se tisser une complicité : nous avons le même sens de l'humour et la même capacité à rire de nous-même. Nous nous enlâssames encore. Une fois de plus les flics nous tournent autour, mais nous laissèrent tranquilles. Décidément, les flics ont contribué à nous faire passer à l'étape suivante : càd allez chez lui. En effet, la dernière fois que nous nous vîmes en extérieur, nous nous éloignâmes du lac et nous mîmes derrière un relais EDF, près d'une usine. Malgré notre bonne planque, des flics nous repérèrent une fois de plus. Mais cette fois, ils nous firent descendre et contrôlèrent nos papiers. Ils nous demandèrent ce que nous faisions et nous comme des cons, " ben on discutait. Y'a rien de mal ?" Et mon ex jette la capote sous la voiture ni vu ni connu. Bien sûr, ils se doutaient bien de ce que l'on faisait mais ils nous foutèrent la paix. Après cette expérience, j'acceptais d'aller chez mon ex. Je mourrais d'angoisse. Tout se formalisait. Tout allait vite alors que ceci a mis au moins trois mois avant de se produire. Je lui avait même donné mon numéro de portable avant l'épisode des flics !
Le soir où je me rendais chez lui, je lui précisai de tamiser la lumière. Je n'avais pas envie d'être agressé par trop de luminosité alors que j'étais déjà mort de peur. Le voir chez lui, dans son intimité, baiser au chaud, confortablement : c'était troublant. On a beaucoup parlé. Je m'étais assis à sa droite, sur un fauteuil et lui était assis sur son canapé. On a bu de l'alcool, tout ce qui trainait. Je découvre ses passions : peu. Je découvre sa façon de penser : il me déçoit. Je préfère écourter ce dialogue par le sexe, ce par quoi je l'avais découvert et apprécié. On a baisé sur son canapé, puis par terre à la lueur des bougies.