Premier post : "Bon voilà ... Je me lance ... J'ai toujours voulu tenir un journal ... mais à chaque fois que j'ai entrepris d'écrire et de décrire ma vie ... un constat assez dramatique quoi que plutôt logique se dressait progressivement devant mes yeux à la lecture de ces quelques lignes : ma vie est chiante. Je m'emmerde déjà à la vivre, alors l'écrire voire la relire : quel supplice ! Enfin bon. Jouons le jeu ... "
Dansons tous avec Brigitte !!

J'écoute : Andrew Bird, Pauline Croze, Fiona Apple, Sinéad O'Connor
Je regarde : QAF version UK (la plus mieux) -> Je cultive ma culture gay
Je lis : Le meurtre d'O-Tsuya (J. Tanizaki)
Je joue : DES mélodies sur lesquelles je n'arrive pas à poser des mots
Je mange : Arf ... c l'horreur !
Je bois : Pepsi light
Je cite : Les vrais timides sont ceux qui le deviennent de plus en plus ... (Yves Navarre)

02/03/2005

02/03/05 - 00:17

Quelle expérience en retiens-je ?

Voilà un petit moment que je suis lancé dans l'écriture de ce journal. Est-il trop tôt pour déjà en rechercher les résultats ? Peut-être.

Je m'aperçois d'une chose : j'ai l'impression que dans ce journal je m'apitoie sur mon sort. Une chose est sûre : c'est que je n'aime pas qu'on me prenne en pitié, donc je ne veux pas moi-même tendre la bâton pour me faire battre.

Je me rends compte qu'en ayant commencé à écrire mon histoire avec mon ex, cela m'a permi de m'en libérer. Lorsque l'on vient de vivre une relation et que celle-ci s'achève, sur une note positive ou négative, on a tendance à vouloir se souvenir de tout. Biensûr, on y pense beaucoup car cela est dur de se résoudre à cette rupture, mais au-delà de ça donc on y pense pour ne pas oublier. Genre :" il m'a dit ça quand je lui ai dit ça la première fois que je lui ai fait ça". De ce fait, on s'automutile encore et toujours les méninges 8 mois plus tard. Comble de tout : c'est que malheureusement, malgré cette gymnastique mémorielle, on a tendance à oublier les mauvais points de cette feu-relation au profit de tous les bons points.

Cet exercice donc, m'a permis de faire à l'arrivée un récit factuel et neutre. C'est en le relisant, et il n'en est qu'à son début, que je me rends déjà compte de certaines choses, de ce qui n'allait pas, à quel moment la relation a merdé.

Je me sens déjà libéré également d'une partie de cette histoire, je ne pourrais plus l'oublier et je n'aurais plus à me la remémorer sans cesse. Je pourrais peut-être enfin passer à autrechose une fois ce récit terminé mais déjà je me rends compte que ce que j'ai vécu de plus agréable dans cette relation est déjà là. Je n'ai pas vraiment envie d'écrire le reste puisque je sais qu'il n'est pas plaisant.

Encore une fois, je n'ai pas envie de me morfondre dans ce journal et que ce que j'y écrive soit prétexte à me conforter dans cette voie. J'aime bien l'idée du "détachement". Il est vrai que la perspéctive de la schizophrénie ne me plait guère, mais sans allez jusque là, car par moment je la frôle, peut-être pourrais-je relativiser mieux en prenant du recul. Après tout : suis-je malheureux parce que je n'ai pas d'être à aimer physiquement et psychologiquement ? J'aime mes amis, psychologiquement. J'aime mes hommes de passage, physiquement. J'aime certains de mes hommes de passage, psychologiquement. Finalement puis-je me risquer au sophisme : j'aime mes amis physiquement ? Vais-je croire au dualisme ami/amant ? Ou y aurait-il dans notre société un tabou si profondément ancré qui nous interdirait d'aimer physiquement, par la chair, nos amis ? Serait-ce bien pour cela que nombre d'hétéro refusent de croire que l'amitié entre filles et garçons est impossible, pour se garantir le droit de coucher ensemble ? Mais chez les homo comment faire alors ? Ne vivons-nous alors que des orgies sexuelles amicales ? Ou sommes nous alors condamnés à ne pas avoir d'amis homo pour éviter de coucher avec eux ? Pire, ne sommes-nous en fait que des amants ? Sommes-nous donc voués à vivre dans la solitude si l'on se tient donc à cette volonté de ne pas coucher avec ses amis ?

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