Seuls ou pas ?
C'est marrant ... des fois ... on se sent seul quand on est seul ... c'est con, mais c'est vrai ...
et parfois également on se sent seul avec des amis ... une abscence, un esprit vagabond ... une présence simulée, une attention évadée.
Et à l'inverse des fois on se sent entouré, compris, aimé, bien avec des amis et l'on se sent aussi parfois épaulé, apprécié, entendu et supporté, seul.
Ces moments-là vous donne de la force. Vous donne envie de profiter de la vie.
Un petit retour aux sources, un passage, éclair soit-il, dans une ville de votre enfance vous permet de faire un bilan sur le temps qui s'est écoulé depuis que vous y êtes venu pour le dernière fois. Le temps passe vite. Trop vite. On perd des proches définitivement ou pour un moment.
La vie s'enfuit. Si on oublie de la vivre, de la saisir elle vous échappe et vous nous la rattrapperez peut-être plus. Il faut savoir la faire vôtre. Lorsqu'elle vous distance et que vous perdez du terrain, il faut savoir la rejoindre.
J'écris ces mots pour ne pas les oublier car si je me sens apaisé aujourd'hui, revitalisé, je sais que demain je risque à nouveau de me laisser aller. J'ai besoin de me souvenir de ce que j'ai vécu ce jour-ci. Cela m'a appris pas mal de choses sur ce que et qui je suis devenu. Est-ce l'oeuvre une fois de plus du temps ? Est-ce une avancée subite de ma maturité ? Je me consume et je me bonifie. L'état de plénitude est à l'horizon ... certes c'est pas encore la porte à côté mais je vois vers quoi je dois m'orienter dans ma réflexion et mon cheminement intérieur : l'abandon du passé et me tourner vers l'avenir. Mon enfance est morte. Elle est une peau que je dois ôter. Je mue. Elle m'encombre. Elle me retient à mes souvenirs, ce que je crois être le meilleur de ma vie. Le meilleur est à venir.