Premier post : "Bon voilà ... Je me lance ... J'ai toujours voulu tenir un journal ... mais à chaque fois que j'ai entrepris d'écrire et de décrire ma vie ... un constat assez dramatique quoi que plutôt logique se dressait progressivement devant mes yeux à la lecture de ces quelques lignes : ma vie est chiante. Je m'emmerde déjà à la vivre, alors l'écrire voire la relire : quel supplice ! Enfin bon. Jouons le jeu ... "
Dansons tous avec Brigitte !!

J'écoute : Andrew Bird, Pauline Croze, Fiona Apple, Sinéad O'Connor
Je regarde : QAF version UK (la plus mieux) -> Je cultive ma culture gay
Je lis : Le meurtre d'O-Tsuya (J. Tanizaki)
Je joue : DES mélodies sur lesquelles je n'arrive pas à poser des mots
Je mange : Arf ... c l'horreur !
Je bois : Pepsi light
Je cite : Les vrais timides sont ceux qui le deviennent de plus en plus ... (Yves Navarre)

22/07/2005

22/07/05 - 00:12

Exclusion

Ce soir j'ai été confronté à un témoignage bouleversant d'un mec schizophrène, psychotique et de surcroît homo. A à peine la trentaine, il a perdu son père, sa mère qu'il admirait, sa grand-mère, bref toute sa famille et souffre du regard méprisant que portent les gens sur lui. Il a été interné 10 ans, fait encore des crises et ce qui le ronge c'est donc que les gens ne viennent pas vers lui. Il n'attend qu'une chose c'est que lorsqu'il vous raconte sa vie, vous lui disiez : "mais c'est normal d'avoir craqué" "mais tu es normal, nous aussi on souffre du regard des autres" "tu es normal, nous aussi nous ne parlons à personne à la terrasse d'un café, personne vient vers nous" Et bien rien que ça, personne ne lui dit jamais car personne ne prend le temps de l'écouter. Les gens ont peur. Ils ont peur d'être confrontés à leur propre souffrance, leur propre peur de la folie, de se croire eux-mêmes fous.

J'ai souvent cette impression moi aussi d'être épié, d'être l'objet de toutes les dérisions et de ne pas attirer la sympathie ou ne pas susciter l'intérêt des gens. Moi aussi je voudrais crier pour qu'on s'intéresse à moi mais je crois que cette tendance à me victimiser fait que je ne me tourne pas moi-même vers les autres. Je suis pourtant toujours à l'écoute de tout le monde, je suis très bon confident, je console mais je ne le fais qu'avec les gens que je connais bien. Je ne peux pas non plus prendre sur moi tous les malheurs du monde, mais bon, une chose est sûre : avant de traiter quelqu'un de fou, il faut essayer de le comprendre, écouter son histoire et être tolérant. Ce mec m'a touché. Le voir pleurer, c'était voir pleurer un petit garçon blessé.

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